Vanessa Paradis : un moment de grâce aux Folies Bergère !

Nous sommes enfin le 28 janvier, ça fait bientôt 3 mois que la place achetée pour le concert de Vanessa Paradis campe sur mon étagère. Je vais enfin, in extremis, découvrir l’artiste en version acoustique : sa tournée française commencée en 2010 à l’Opéra Royal de Versailles et jouée cet été aux Solidays vient s’achever de façon théâtrale dans la superbe salle des Folies Bergère.

20 h 15 les rideaux rose bonbon sont toujours fermés, la voix de Vanessa Paradis nous annonce sa première partie, son ami et musicien Albin de La Simone. Je connais uniquement son titre « Adrienne » en duo avec elle , une chanson que j’aime beaucoup d’ailleurs . Curieuse et ravie de découvrir son répertoire, je déchante rapidement devant cette première partie interminable et ennuyeuse. Quand Albin De La Simone nous chante « J’ai changé », on reste pantois devant l’absurdité du texte, une série de mots et de mauvaises rimes dont il est très fier : ‘judo et Aïkido, limasse et cocasse ‘. Quand il entonne « Le pull » et chante : ‘mouton… ,coton… ,méthylène… , haleine… il y avait une fille dans ce pull’… On se demande ce qui lui est passé dans la tête ! Et alors le pompon, son titre « A quoi » où il nous parle de son cagibi… ‘ Dans ma vie, il a fait si froid, dans mon cagibi mini, tu te tais les regrets déjà, là tu penses à quoi, à rien’. Une Mauvaise blague, bref autant vous dire que je suis totalement hermétique à son répertoire, préférant de loin le musicien qu’il est. J’aime pourtant les mots, et le fait qu’on s’amuse avec… mais franchement là… ça ne veut pas dire grand chose !

21h15 Vanessa Paradis se fait toujours attendre… Elle entre enfin en scène sous les ovations, un châle espagnol sur les épaules, quelques mots de baby doll un peu enrouée et puis c’est partit, les chansons se succèdent ! C’est l’immersion totale dans une excellence acoustique pendant plus d’une heure. Personne n’ose bouger, le public a quasi le souffle coupé et les yeux rivés sur chacun de ses gestes . Elle nous offre en ouverture « Pourtant », nous surprend avec une reprise folk de « Sunday Mondays », et nous comble avec une interprétation du légendaire « Hallelujah» de Léonard Cohen, le moment le plus magique de la soirée avec la reprise de Sam Cooke « What a wonderfull world ».

La chanteuse interprète ses plus beaux morceaux avec la même passion qu’à ses débuts, les mélodies gravées dans notre inconscient collectif ressurgissent derrière des arrangements prodigieux. Les titres « Joe le Taxi », « Tandem », « Be my baby » ou encore « Divine Idylle » sont sublimés grâce à François Laserre son guitariste ou Albin de la Simone au clavier qui signe ici des arrangements aussi classique que moderne (définitivement beaucoup mieux en musicien qu’en compositeur -interprète ce jeune homme).

Deux bémols à cette soirée mise à part la première partie : une chanteuse clouée trop longtemps sur son tabouret et un discours timide auquel on a du mal à croire surtout lorsqu’elle nous parle ‘d’amour et de feu ‘ en référence à la chanson de Françoise Hardy « Le temps de l’amour ». Je la préfère en mouvement, dansant et chantant ! … Mais son charisme, sa voix, ses musiciens et les lumières sobres nous font vite oublier ces petits détails.

Crédit photos : LaChipieDeParis

Ici l’intégralité des photos !

 

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