Festival Les Inrocks : Alabama Shakes, Michael Kiwanuka, Willy Moon, ..

Un festival : les Inrocks. Une tête d’affiche : Alabama Shakes, un groupe qui a mis d’accord la critique et le public sur son premier album, Boys and Girls. Ça, c’était le dessert. Laissez-moi vous dérouler le menu.

[youtube /AEwRF3dlZzk 600 350]

18h00 : entrée en scène de 2 gamins… oups, pardon, c’est The Bots (39 ans à eux 2). Et une nouvelle fois, mille excuses : c’est puissant ! Le guitariste semble un zombie possédé par son instrument. Les riffs défilent, la pédale wawa nous fait dire whaou… Bonne entrée, sauce Hendrix, pour un menu rock.

La suite est plus douce, plus reggae, avec Wild Belle. Des guitares, bien sûr, mais aussi des claviers et surtout un saxo qui donne une touche d’originalité au groupe, car pour la voix, on pense beaucoup à Selah Sue…

19h40. Avec Willy Moon, les références sont nettement plus anciennes ! Welcome Elvis ! (pour la gestuelle). Le répertoire des 60s et 70s est allègrement pillé (merci les Kinks entre autres…) pour des reprises inégales car parfois trop hargneuses… mais difficile de résister devant le glamour et le sex appeal du groupe !

On poursuit avec Mickaël Kiwanuka, pure soul généreuse, comme le personnage… le plus bavard de tous sur scène… Et c’est du soleil dans nos oreilles…

Puis, vers 22h, c’est fromage ET dessert. Car pendant qu’Alabama Shakes se met en place derrière le rideau rouge, une inconnue se produit devant, avec pour simple accompagnement une guitare ou un ukulele, raccordés à des amplis Marshall. On peut lancer un avis de recherche car nulle part ne figure son nom (site internet, affiches, tickets… rien !).

Le dessert est un mélange aigre doux. Dès que le rideau s’ouvre, Brittany Howard nous met à ses pieds avec sa voix puissante et son absence totale de séduction. Zéro compromis. De l’honnêteté pure et dure.

J’ai entendu dire que pour chanter de la soul, il fallait avoir perdu quelque chose et désirer ardemment le retrouver. Ce qu’a perdu Brittany devait lui être très cher… Mais Alabama Shakes, ce n’est pas seulement des larmes, c’est aussi de la colère, des coups de pieds de rage. Bref, c’est rock. Alors on se laisse électriser, tous poils dehors, et toute la fosse se met à danser, sourire aux lèvres. Pas de rab ? pas de rab !!! Dommage…

Par Delphine Labbaye

Suivre:

2 Commentaires

  1. blank
    12 novembre 2012 / 19 h 07 min

    la chanteuse mystère s’appelle Valerie June.

    • lachipiedeparis
      12 novembre 2012 / 22 h 24 min

      Merci beaucoup ! je finirais moins bête …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *