Catherine Frot au théâtre de l’Atelier : Oh Les Beaux Jours !

« O le vieux style ! ». C’est le gimmick que Catherine Frot se plaît à répéter tout au long de la pièce de Samuel Beckett « O les beaux jours ». Mais ce pourraît être aussi mon commentaire sur cette oeuvre de 1961, disons-le, obscure.
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Du pitch, assez déroutant, on espérait une surprise. Lisez : « Disparaissant peu à peu et inéluctablement dans la terre qui la porte, Winnie, personnage prisonnier de son immobilité, raconte l’éternelle lutte que livre l’être humain face à sa condition, à son histoire et à son destin ». Cette femme, bloquée dans les rochers d’une plage (au passage, scénographie magnifique de Gérard Didier), parle néanmoins à son mari, coincé lui aussi un peu plus loin, derrière elle. On attendra toute la pièce une émotion, un paroxysme, un climax, un message. Rien. On passe 1h20 à se dire qu’il doit y avoir une métaphore sur la solitude, la vieillesse, l’absurdité de la condition humaine. Certainement, puisque nous nageons en plein existentialisme. Oui, mais après ? Tout est écrit de façon si légère, les propos tenus sont tellement anodins, qu’on ne voit pas du tout où on va. C’est peut-être ça, après tout, le message: « On ne voit pas du tout où on va ».

Bref, étrange impression de revenir au lycée sur ces pièces étranges qu’il a fallu analyser, comme « Rhinoceros », de Ionesco (mais même là, c’était plus clair). Pour attirer autant de monde (la salle était pleine), il fallait bien toute l’allure et la drôlerie de Catherine Frot. C’est cette voix seule, et non le texte, qui donne une touche magique aux derniers instants de la pièce.

Théâtre de l'AtelierThéâtre de l’Atelier, jusqu’au 1er juin
Mardi au Samedi à 21h00- Matinée Samedi à 17h

Tarifs :
40€ – 28€- 15€
tarif de groupe à 32 € (10 personnes minimum) en appelant le service réservation au 01 46 06 49 24

 

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